A Bruxelles, la vie de Bernard Coppey prend un virage (3)

A Saint-Omer, fort de six salles de cinéma, Bernard Coppey est formidablement installé dans le loisir de la ville. L’affaire prend la même tournure à Maubeuge. Mais, politiquement, la roue tourne. Giscard d’Estaing avait déjà taxé le porno, Mitterrand autorise Canal +, ses films à gogo et les soirées cinéma hard. C’est plus compliqué, mais le Rex résiste. Bruxelles va offrir à l’entrepreneur une nouvelle vision du cinéma

Ociné Maubeuge

Bernard Coppey bouscule les habitudes de Saint-Omer (2)

Bernard Coppey est aussi un homme proche de la nature

   Bernard Coppey a fait ses premières armes au sein du café-cinéma-dancing familial, le Ciné Central, à Bourbourg. Très vite, il s’y sentira à l’étroit. Il est jeune mais déjà expérimenté, fort de quelques réussites. Il y a peu entre sa terre natale et Saint-Omer, qui deviendra sa ville d’adoption. L’aventure est parfois à côté de chez soi.

Bernard Coppey, l’homme qui éclaire les salles obscures (1)

A 76 ans, Bernard Coppey a gardé la passion du travail

   Les Audomarois, au sens large du terme, n’ont sans doute jamais mesuré combien Bernard Coppey avait enrichi leur vie. Grâce à lui, dans un fauteuil, ils ont pleuré, de rire ou de tristesse, réfléchi, rêvé, se sont émus, ils ont eu peur. Sans doute, dans la pénombre de ses salles de cinéma, il fut le complice d’amours illicites, d’idylles naissantes, simples flirts et passions solides menant au maire et au curé. Avec le Pax, le Rex, Ociné, Bernard Coppey s’est forgé un destin exceptionnel. Un visionnaire.