Saint-Omer : un parking pour accéder à la cité de Mathurin

Aux pieds des remparts de Saint-Omer. Il y eut d’abord des fortifications, remaniées par Vauban dès 1678 puis une piscine découverte en juin 1966 et démolie en 2005. Il fut question un moment d’un théâtre de verdure et ce sera finalement un parking gratuit. Celui-ci trouvera prochainement place entre la Maison des Associations et l’entrée dit du Jambon, un passage souterrain réalisé dans les années 70, plus exactement un escalier en briques reliant le parking à l’enclos de la cathédrale. 

Voulu par l’actuelle municipalité, ce parking au projet végétal s’intégrera parfaitement au cadre du jardin public. Un parc paysagé à la française réalisé au 19e siècle.. Il comportera 220 places et sera accessible aux bus. La rénovation du mur d’enceinte s’avère d’abord prioritaire.

Les touristes seront les premiers bénéficiaires de cette réalisation. En effet, avec la réorganisation des 3 Places, ce parking permettra un accès plus facile au centre historique de la cité de Mathurin et du secteur de la cathédrale, lui, plus minéral. Plus tard, un ascenseur devrait relier les deux sites.

L’occasion de cette présentation nous est donnée de vous conter l’histoire du jardin public de Saint-Omer sous l’œil complice de la journaliste  Elisabeth Houzeaux-Rebergues.

André Hembert : vivre et mourir pour le bois

La sculpture sur bois est pratiquée par l’homme depuis la nuit des temps. Depuis toujours, il ne cesse de réaliser, de créer et de décorer des objets à partir du bois, dans toutes les essences de bois, dans une perspective utilitaire ou bien artistique.
La sculpture sur bois est un des grands domaines de l’art sacré. A Wismes, le sculpteur André Hembert en a fait un art de vivre et… de mourir.

Découverte archéologique à Saint-Martin d’Hardinghem

Fouilles Hardinghem

Une belle surprise !

Sur la commune de Saint-Martin d’Hardinghem, voisine de Fauquembergues, des fouilles préventives ont été entreprises dans une pâture située en bordure de l’Aa pour la réalisation de l’un des 10 bassins de rétention des eaux de crue de la rivière. Et ce qui a été découvert est exceptionnel : les vestiges d’une résidence épiscopale datant du 13e siècle. L’adresse du lieu est d’ailleurs révélatrice : «chemin des évêques» au lieu-dit «Lacour Levêque». Les villageois avaient toujours pensé trouver un jour les traces de ce site en lien avec l’évêché de Thérouanne autrefois situé à 15 kilomètres de là.

Les vestiges de cette résidence

Le plan au sol de la résidence est encore parfaitement lisible : des douves de 13 m de large avec un pont de franchissement en bois, une galerie, un couloir et une salle d’apparat avec une cheminée semi-encastrée. Mais l’heureuse surprise, c’est la mise au jour de près de 200 mètres carrés de pavements décorés, rares hors lieu de culte. Les carreaux sont de 10 X 10 cm principalement et l’on a trouvé 25 motifs à ce jour dont des lions, aigles, poissons, fleurs de lys, marguerites, chevaliers et figures héraldiques. Le tout est en très bon état grâce aux dépôts de sédiments. La propriété couvrait un hectare et la datation fait remonter l’ensemble au second Moyen-Age, vers 1400.

Nous n’avons pas été autorisés à photographier les pavements qui ne sont montrés qu’aux officiels de passage ! La DRAC a préconisé la dépose de ces carreaux qui seront exposés probablement au Musée Sandelin à Saint-Omer .