Au printemps les poètes fêtent les fleurs

Les fleurs et la poésie accordées sous le kiosque

Le soleil, au plus haut confirmait un air de printemps, Sous le kiosque du jardin public, Marie Desmaretz, de concert avec la guitare et la voix de Françoise Flandrin, raconte son amour des fleurs, des arbres, de la nature en général. Autour, le marché aux fleurs diffuse couleurs, fraîcheur et parfums. Un moment de symbiose parfaite entre la nature et les gens.

Par la grâce de Marie, et celle de Françoise !

Saint-Omer au moyen âge

Ancien hotel de ville

LES TROUBLES NE VONT JAMAIS DE PAIR AVEC LA PROSPERITE

SAINT-OMER PARAISSAIT SI FORTE QU’ON NE POUVAIT IMAGINER LE DECLIN

   Les guerres, les épidémies, un affaiblissement monétaire et un fort endettement participeront à la décroissance de la ville dès 1350. Placée sous la tutelle du Duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, comte de Flandre et d’Artois, elle subira les désastres régionaux générés par la guerre contre la France. En 1553, Thérouanne est détruite intégralement en raison de sa faiblesse et du peu d’engagement qu’elle oppose à la France. Saint-Omer en profite, le centre épiscopal est déplacé chez elle en 1561.

L’INFLUENCE DES CATHOLIQUES

College des jésuites
Le collège des Jésuites anglais qui participera à la renommée intellectuelle de Saint Omer

   Le siècle qui suit jusqu’en 1677 conduira la ville à devenir un centre catholique de première importance. Le calvinisme en pleine progression amène un très grand nombre de catholiques à s’y réfugier. La menace protestante progressant, l’évêque Gérard d’Haméricourt devient « l’homme rempart » et artisan de la contre-réforme. Des couvents apparaissent en grand nombre et c’est à cette époque que sont appelés les jésuites pour la création d’un établissement d’enseignement afin « d’endoctriner » les élèves et former les futurs prêtres. Le collège de Saint Omer est rapidement considéré comme l’un des meilleurs établissements d’enseignement des Pays Bas français et accueille un nombre considérable d’élèves en provenance de la bourgeoisie et de la noblesse. Un collège de jésuites anglais vient renforcer ce centre culturel et religieux en 1593. Les deux collèges formeront à Saint Omer, un centre culturel de premier ordre. Il n’en demeure pas moins que les épidémies, la famine et les guerres affaibliront l’économie de la ville.

SAINT-OMER REJOINT LE ROYAUME DE FRANCE

Fortifications Vauban
De par sa position stratégique, Louis XIV mandate Vauban pour fortifier la ville

   Saint Omer fut rattachée à la France sous Louis XIV. Le Roi Soleil entre à Saint Omer le 30 avril 1677. Le monarque, conscient de l’emplacement stratégique qu’elle revêt sur le plan militaire, fera modifier par Vauban le système de défense dont il reste encore de nos jours, une partie des fortifications. L’économie quant à elle, ne retrouvera cependant jamais le niveau atteint au XII et XIIIème siècle. Bien au contraire. De petits manufacturiers, faïenciers, pipiers notamment, apparaissent à cette époque et acquièrent un renom en France et à l’étranger. Néanmoins, Saint Omer glisse dans un paupérisme chronique compensé par des œuvres libérales, construction d’hôpitaux, assistance aux plus pauvres, conjuguées à une sévère rigueur religieuse et morale qui favorisera sans doute l’anticléricalisme à l’époque révolutionnaire.

(Source « Histoire de Saint Omer » sous la direction d’Alain Derville, né en 1924, agrégé d’histoire et professeur d’histoire médiévale à l’Université de Lille III)