Ferme de la tête des Flandres

La tête des Flandres

Le maraîchage a sauvé « La Ferme de la Tête des Flandres » de la gadoue

Tête des Flandres

Changer ou mourir

Guy et Martine Laridan sont des rescapés. S’ils s’étaient entêtés à travailler la terre, à pratiquer leur métier comme au XXe siècle, ils auraient peut-être rejoint le rang des agriculteurs dépressifs, en banqueroute ou suicidaires. En 2001, ils bifurquent vers le maraîchage, dans l’air du temps. Presque une révélation. La petite ferme de « La tête des Flandres », 30 hectares, est sauvée.

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Saint-Omer au commencement – An 630

NEE AU MILIEU DES MARAIS, SAINT-OMER FUT TRES VITE PROSPERE

AU COMMENCEMENT : UNE BUTTE

C’est grâce à une simple butte de terre, « le mont Sithiu », haut d’une vingtaine de mètres, îlot entouré de marais, que va naître Saint Omer.

Dans les années 630

Audomar devient évêque de Thérouanne, rare ville en Morinie, située à une extrémité de l’empire romain. Pour assurer la mission d’évangélisation qui lui est confiée dans ce pays hostile composé de forêts et marais étendus, il fait appel à trois moines, Bertin, Momelin et Ebertram. Ces religieux vont ériger un modeste monastère sur un espace au nord-est de la ville que nous connaissons aujourd’hui.

Mont Sithiu
Sithiu se trouve près des voies d’eau importantes qui conduisent à la mer et qui permettront sa prospérité

Les conditions étant tellement difficiles, ils acceptent volontiers la proposition qui leur est faite, de s’installer à Sithiu, siège d’une demeure seigneuriale.

UNE BUTTE, PUIS UN MONASTERE ET UNE ABBAYE

Saint Omer était née et prendra à ses débuts, la forme d’un remarquable monastère pendant plus de deux siècles. L’abbaye se développe sur un double espace et se divisera en un monastère géré par des chanoines , sur le mont Sithiu, et un autre par des moines, qui deviendra l’abbaye Saint Bertin.

L’abbaye au IXème siècle apparait particulièrement puissante et exploite, selon les historiens, pas moins de 50 000 ha. Donations et acquisitions se succèdent et en font un lieu prospère et prestigieux, gouverné par de grands personnages. Saint Omer qui prend son nom en 1050, deviendra alors un lieu d’échanges local et plus tard un marché régional important.

Saint Bertin 1760
L’abbaye de Saint Bertin assure le développement de l’Audomarois

L’EAU : LA ROUTE DU COMMERCE ET DE LA PROSPERITE

Ce commerce s’avère florissant principalement en raison de la voie d’eau, l’Aa, qui le relie à la mer. Ainsi, du Xème au XIVème siècle, la ville s’impose comme un centre commercial national et international. Cette période de richesse est symbolisée par les marchands dont la situation financière est exponentielle grâce au commerce du blé, du vin, des draps, du poisson et de la laine. Soutenus par des échevins tout-puissants qui établissent les règles sociales et s’attribuent la haute et basse justice à l’écart du pouvoir comtal, les marchands feront de Saint Omer une ville des plus importantes. On estime à cette époque la population à plus de 35 000 personnes (peut-être même 40 000 selon certaines estimations). La cité est à son apogée.

A suivre : Elle paraissait si forte qu' on ne pouvait imaginer le destin...

Le Théatre à l’Italienne de Saint-Omer

théatre de Saint-Omer

Dernières retouches avant la création de la visite virtuelle

visite virtuelle du theatre de Saint-Omer
Un panoramique en cours de traitement pour la visite virtuelle du théatre de Saint-Omer.

Janvier 1973. Niché au cœur de l’Hôtel de Ville, le théâtre à l’Italienne de Saint-Omer baissait le rideau pour des raisons de sécurité. Classé Monument historique, ce lieu d’animation culturelle et de rencontre pour la population audomaroise de tout âge méritait bien sa réhabilitation. Une volonté politique locale ambitieuse, de nombreux mécènes, trois ans de travaux et près de 7 millions d’euros ont été nécessaires pour lui redonner toutes ses lettres de noblesse.

Le théâtre à l’Italienne est de nouveau ouvert de nouveau au public depuis janvier dernier. L’édifice, construit de 1834 à 1841 par Pierre-Bernard LEFRANC, a ainsi retrouvé toute sa splendeur au sein de l’ancien Hôtel de Ville désormais entièrement consacré à la Culture.  

Notre association Oriell, spécialisée dans la photo 360°, a eu le privilège de réaliser un ensemble de prise de vues à l’intérieur du théâtre et d’embarquer son objectif vers des endroits inaccessibles au simple spectateur. Comme pour les musées et monuments historiques du Pays de Saint-Omer, la visite du théâtre à l’Italienne est à découvrir sur le site officiel : http://www.patrimoines-saint-omer.fr/uk/Les-monuments-historiques. La visite virtuelle,  quant à elle, est en phase d’assemblage et sera présentée sur un grand écran tactile prochainement disposé dans le Hall du Moulin à Café.