Marie Desmaretz poétesse accomplie

Avec Marie, passé et futur se conjuguent au présent, qu’elle occupe pleinement avec ses mots,
Des mots qu’elle écrit, et des mots qu’elle récite, déclame, chante, envoie…
Sa poésie d’aujourd’hui est fluide, inventive, lumineuse, musicale et sensuelle, mais peut être aussi tranchante.
Son dernier recueil « 24 lettres-poèmes »est composé de « vraies » lettres écrites à des « vrais » gens, qui se trouvent être aussi des poètes comme elle.
Marie est par nature tactile, entière et passionnée, d’abord par l’écriture, mais aussi par des jardins qu’elle construit ou découvre, et qui « s’expliquent d’eux mêmes » quand on les sollicite, Passionnée également par une trilogie, créatrice de représentations complémentaires de son écriture et qui se compose de la photographie, du dessin et de la peinture.
Marie est fille du Nord, par naissance, mariages et aussi par son approche des autres, à leur écoute, ouverte et généreuse.

Poème de Marie Desmaretz: Le jardin de Hauteloque. Pour voir en plein écran double-cliquez dans la fenètre de l'animation

Lettre-poème à Alain Lemoigne
À mon ami Alain, qui aimait le jardin d’Hautecloque
Dès juin j’emmenais le jardin dans mes jupes
La lumière poussait plus vite que les orties et je n’avais pas assez de bras pour l’étreindre
Tout éclatait dorait tremblait Tout se réécrivait à l’orge de pays

L’herbe était pleine de ciel (ou c’était peut-être le ciel qui vibrait d’herbe)
Moi j’ondoyais en récitant mes leçons de soleil mes valérianes la chair ouverte des cerises
Je mettais tout mon sel au service des buissons ma démesure dans l’ouvrage des roses et je buvais jusqu’à l’ivresse le vin bleu des glycines

(Me remplir ainsi de l’air chaud des fruits et du vertige des feuillages devenait presque un péché)

À l’heure méridienne, l’été cuisait du silence sur les pavés de la cour
Ça ressemblait à une méditation …Et des sagesses me traversaient des envies d’offrandes

Le soir le soleil tombait sur la fraiseraie et les rangées de petits-pois dans nos verres de rosé parfois

Puis le jardin s’étirait comme un chat se diluait s’effaçait doucement se chargeait d’odeurs fauves et d’infimes craquements

Plus tard – à sa respiration d’étang – nous le savions endormi

Ce n’était pas rien les étés de là-bas, Alain …et ma peau s’en souvient encore.

Marie Desmaretz 

                         Début mars 2015

Ajmal Panchoo : de l’île Maurice à chez nous pour s’occuper des autres

Débordé mais disponible, profondément humain, attachant, tenace tout en douceur, déterminé… il s’agit bien de Ajmal Panchoo. Un regard bleu apaisant, il est tout cela à la fois. Un propos sans doute bien en deçà de la réalité tant son quotidien, sa vie sont rythmés par les autres. Ceux qu’il soigne, ceux qu’il croise, autant de rencontres qui ont enrichi ce docteur en chirurgie dentaire très atypique qui exerce son activité dans le secteur d’Aire sur la Lys.