Les Castors de Saint-Omer – l’aventure continue … Acte IV

1954 – l’année de tous les défis !!

L’offre alléchante de la ville de Saint-Omer concernant le terrain de l’esplanade a retenu l’attention de nos futurs bâtisseurs.

la Société Anonyme « Bâtir » est créée le 07 avril 1954. Aux commandes nous trouvons : Julien Woets, président; Edouard Maréchal, vice-président; Julien Hollant, secrétaire; Alfred Merlier, directeur-général; Maurice Castelain, Gérard Deletombe, Henri Merlier, Paul Delgorgue, Boulet Maurice.

Il faut d’abord trouver les financements nécessaires à l’acquisition du terrain. Cependant une lourde menace pèse sur eux : le Crédit Foncier de France est à même de remettre en cause le projet si le terrain n’est pas acheté avant la fin juillet !

Il y a urgence ! La vente du terrain a donc lieu le 16 juillet 1954. Julien Hollant est chargé de tracer la voirie ainsi que le parcellaire (voir article précédent).

Le chantier peut enfin démarrer !!

entrée du jardin public. Au fond la terre promise (à la place des arbres) ...
entrée du jardin public. Au fond la terre promise (à la place des arbres) ...

Les Castors de l’Audomarois : acte III

L’aventure est en marche…

Temps de pose pour les "Castors" de gauche à droite : 01- Michel Pissonnier, 02- René Sacépé, 03- Raymond Degrillasse, 04- Gilbert Viste, 05- René Duhamel, 06- Charles Duhamel, 07- Marcel Carré, 08- Jean Maniez, 09- Gérard Deletombe et 10- André Wintrebert

Ils ont décidé de s’unir un jour de 1951 sous le nom des Castors, en dehors de leur activité professionnelle normale, et de travailler à la construction de leur logement. Nous poursuivons ici la présentation de cette association d’hommes et de femmes qui ont décidé seuls de leur sort, tels de véritables combattants.

Ainsi, 1953 a vu la liste des volontaires se stabiliser à 43 familles offrant une année 1954 riche en événements !

Une chapelle dans le Lyzel bien avant la Révolution française

Je suis seule ! Unique au milieu des champs. Au loin, des fumées sortent des toitures, témoins de ce temps qui glisse vers l’hiver. Autour de moi, des cadavres. Un grand couteau a décapité les choux-fleurs pour garnir les tables audomaroises. Les terres hersées portent encore des empreintes dans le sol noir du marais. Du maïs ? Des carottes ? Des poireaux ? Les grands roseaux se balancent, nonchalamment. Non, je ne suis pas un épouvantail, même si je veille à chaque instant qui passe sur ce Lyzel nourricier. Je suis la cappellewaert.