Le mouvement « Castor » à Saint-Omer.

A propos, c’est quoi « Les Castors » ?

Au lendemain du 8 mai 1945, et de la fin des combats après 6 années de guerre, notre monde était en ruines.
En France, deux millions d’habitations sont détruites.
Le pays est à réinventer… et la reconstruction va prendre plus de 10 ans.
Il faut dire que les matériaux étaient rares et chers, la main d’œuvre insuffisante.
Des ménages se sont regroupés, principalement ouvriers, pour créer des associations afin de construire ou remettre en état ensemble leurs habitations, sur leur temps libre, l’Eglise acceptant même le travail le Dimanche!
L’auto construction était née, une aventure rendue possible par la solidarité et la fraternité de ses acteurs. On les a appelé « les castors ».

Le contexte socio-économique de l’après-guerre 39/45

     La guerre avait eu des effets désastreux sur l’économie du pays. L’endommagement profond des réseaux de communication entraînait de fortes perturbations sur le transport des matières premières comme des produits finis. Les industries n’étant plus approvisionnées que sporadiquement, cela entraînait un fort chômage technique, et donc une baisse sensible du pouvoir d’achat.

Architecture des Maisons Castor

Rationnement et marché noir se poursuivant, pesaient sur les inégalités sociales. Criminalité, délinquance, prostitution se développent. La reconstruction du pays asphyxie l’économie nationale, la misère se répand. La Sécurité Sociale naissante est écrasée par les demandes d’aides. Pendant le très rude hiver 1946/47, les lourdes pénuries de charbon provoquent des grèves et des manifestations de masse.
Le coût social et économique de la guerre est terriblement lourd!

Nous avons mis en place un groupe réservé aux « Castors de Saint-Omer », pour vous permettre de communiquer ensemble, pour échanger souvenirs et photos. Il suffit de s’inscrire!

 https://www.facebook.com/groups/1661428580639680/

Les Graffitis de l’église de Merck Saint Liévin

 

 

Charmante commune campagnarde, traversée par l’Aa, Merck-Saint-Liévin se situe dans la communauté de communes du canton de Fauquembergues.

    Son église dédiée à Liévin s’impose par sa haute flèche en pierre blanche dans le paysage bocager et préservé du village. Le visiteur attentif aura remarqué les nombreux graffitis dont sont couverts ses murs. La lecture du panneau de signalétique à l’entrée de l’enclos lui apprendra que Liévin était le saint patron des marins et que l’église renferme de nombreux ex-voto des familles de matelots boulonnais et étaplois.

Mais pour quelles raisons au juste ?

Deux cartouches de dynamite et la campagne s’est offerte à la vue du centre-ville d’Aire sur la Lys

Le démantèlement des remparts de la ville d'Aire sur la Lys ouvre des perspectives de commerce.

Deux cartouches de dynamite et un craquement. Ce n’est pas un feu d’artifice ordinaire qui est tiré le 14 juillet 1893. Un coin du mur de la demi-lune du château, derrière ce qui est aujourd’hui le cinéma Area, s’abat dans le glacis. C’est juste une petite brèche, mais elle est énorme pour la population, les personnalités, les militaires, plus d’un millier de personnes, rapporte le journal local, qui ont afflué de la grand-place pour l’événement. Car c’est le début du démantèlement des fortifications. Désormais, la campagne s’offre à la vue du centre-ville. Une révolution dans le quotidien des Airois, jusqu’alors à l’ombre de leurs murs d’enceinte.