Dans le chicon tout est bon, Y’a rien à jeter…

L’endive : un pur produit audomarois

Brassens nous a chanté : «Tout est bon chez elle, y’a rien à jeter… »

Les amis de Georges que sont André et François Dewalle producteurs d’endives à Saint-Omer disent de même de notre légume régional : «Dans le chicon tout est bon, rien ne se perd… l’endive est destinée à la consommation, la racine à la filière animale et les feuilles reviennent aux poules… »

La petite histoire veut que l’endive telle que nous la connaissons aujourd’hui ait été découverte par hasard au début du 19e siècle par un agriculteur Bruxellois qui, ayant laissé pendant plusieurs semaines dans sa cave des racines de chicorée recouvertes de terre, a découvert que des feuilles blanches et compactes, parfaitement comestibles, avaient poussé créant l’endive. Le légume est commercialisé et paraît dès 1879 dans les marchés de Paris sous l’appellation « endive de Bruxelles ».

Durant les années 1950, d’autres variétés paraissent d’un croisement entre la chicorée rouge d’Italie dite « Chioggia » et l’endive du Nord. Cette culture s’est ensuite fortement développée dans notre région avec toutes ses vicissitudes.

Seules trois familles audomaroises assurent encore la production d’endives de pleine terre: André et François, leurs neveux Sylvain et Laurent Dewalle et les Bayart. Tandis que dix autres entreprises locales exploitent l’endive de salle, employant ainsi une forte main d’œuvre féminine.

L’endive représente la fierté des gens du Nord. Derrière l’endive, c’est le cœur de toute une région qui bat. Ce légume sous l’appellation de « Perle du Nord » représente la fierté, la générosité et le courage de plusieurs générations de maraîchers. Trois autres familles de légumes originaires du Nord de la France rejoignent l’endive et complètent ainsi la gamme Perle du Nord : le pissenlit des Flandres, la salade frisée fine maraîchère et le chou-fleur d’été.