Le témoignage d’un poilu…

Des photos inédites…de la Grande Guerre

Avril 1918, à quelques mois de la fin de la guerre, les affrontements avec les troupes allemandes dans le Nord de la France ne connaissent pas de répit. Et le front se rapproche de Saint-Omer ; c’est la troisième bataille des Flandres. La situation est telle, que l’Etat-Major français envisage d’inonder la plaine maritime jusqu’à Saint-Omer !

Mais Foch refuse de faire reculer les troupes franco-britanniques. Il envoie des divisions de relève et fin Avril les allemands mettent fin à leur offensive.

Au cours de ce seul mois, les britanniques ont perdu 236 000 hommes, les français plus de 90 000 et les allemands 350 000 ! De nombreux habitants des Flandres ont fui vers l’intérieur du pays ou se sont repliés sur Saint-Omer, Arques, Lumbres et Aire sur la Lys. En Mai, un centre pour évacués est créé à Lumbres et recueille 15 000 personnes. Les bombardements ennemis sont incessants. Le centre actif du front se déplace vers l’Est. Une nouvelle offensive allemande intervient durant la première quinzaine de Juin, entre Reims et Montdidier et une dernière à partir du 15 Juillet en Champagne.

Mais côté français, la contre-offensive du Général Mangin sera décisive, bloquant les troupes allemandes. L’optimisme est revenu dans le camp allié et, à Saint-Omer, on voit chaque jour revenir des habitants qui avaient fuit. Les offensives françaises de septembre et octobre viennent conforter l’espoir de la victoire. Cambrai est libérée le 9 octobre, Lille et Douai le 17.

Le bilan côté Saint-Omer est comme partout bien lourd : 583 combattants audomarois ont été tués de 1914 à 1918. Leurs noms sont gravés sur le monument aux morts de la ville, inauguré le 21 Octobre 1923.

Au lendemain de toutes les guerres, les survivants et leurs descendants ont tous cru ou espéré «la der des der !», s’autorassurant au fil du temps et croyant à une certaine sagesse des nations. La suite à chaque fois a surpris le monde… Aujourd’hui, de nouveau couve un fond de violence, une envie de domination ou d’isolation rode, et un fou ivre de haine est malheureusement vite arrivé ! Rendons hommage bien sûr aux combattants de 14-18, mais souvenons-nous que les progrès ne s’accomplissent que dans la paix !