Saint-Omer au commencement – An 630

NEE AU MILIEU DES MARAIS, SAINT-OMER FUT TRES VITE PROSPERE

AU COMMENCEMENT : UNE BUTTE

C’est grâce à une simple butte de terre, « le mont Sithiu », haut d’une vingtaine de mètres, îlot entouré de marais, que va naître Saint Omer.

Dans les années 630

Audomar devient évêque de Thérouanne, rare ville en Morinie, située à une extrémité de l’empire romain. Pour assurer la mission d’évangélisation qui lui est confiée dans ce pays hostile composé de forêts et marais étendus, il fait appel à trois moines, Bertin, Momelin et Ebertram. Ces religieux vont ériger un modeste monastère sur un espace au nord-est de la ville que nous connaissons aujourd’hui.

Mont Sithiu
Sithiu se trouve près des voies d’eau importantes qui conduisent à la mer et qui permettront sa prospérité

Les conditions étant tellement difficiles, ils acceptent volontiers la proposition qui leur est faite, de s’installer à Sithiu, siège d’une demeure seigneuriale.

UNE BUTTE, PUIS UN MONASTERE ET UNE ABBAYE

Saint Omer était née et prendra à ses débuts, la forme d’un remarquable monastère pendant plus de deux siècles. L’abbaye se développe sur un double espace et se divisera en un monastère géré par des chanoines , sur le mont Sithiu, et un autre par des moines, qui deviendra l’abbaye Saint Bertin.

L’abbaye au IXème siècle apparait particulièrement puissante et exploite, selon les historiens, pas moins de 50 000 ha. Donations et acquisitions se succèdent et en font un lieu prospère et prestigieux, gouverné par de grands personnages. Saint Omer qui prend son nom en 1050, deviendra alors un lieu d’échanges local et plus tard un marché régional important.

Saint Bertin 1760
L’abbaye de Saint Bertin assure le développement de l’Audomarois

L’EAU : LA ROUTE DU COMMERCE ET DE LA PROSPERITE

Ce commerce s’avère florissant principalement en raison de la voie d’eau, l’Aa, qui le relie à la mer. Ainsi, du Xème au XIVème siècle, la ville s’impose comme un centre commercial national et international. Cette période de richesse est symbolisée par les marchands dont la situation financière est exponentielle grâce au commerce du blé, du vin, des draps, du poisson et de la laine. Soutenus par des échevins tout-puissants qui établissent les règles sociales et s’attribuent la haute et basse justice à l’écart du pouvoir comtal, les marchands feront de Saint Omer une ville des plus importantes. On estime à cette époque la population à plus de 35 000 personnes (peut-être même 40 000 selon certaines estimations). La cité est à son apogée.

Suite: Elle paraissait si forte qu' on ne pouvait imaginer le destin...

(Source « Histoire de Saint Omer » sous la direction d’Alain Derville, né en 1924, agrégé d’histoire et professeur d’histoire médiévale à l’Université de Lille III)

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