Une chapelle dans le Lyzel bien avant la Révolution française

Je suis seule ! Unique au milieu des champs. Au loin, des fumées sortent des toitures, témoins de ce temps qui glisse vers l’hiver. Autour de moi, des cadavres. Un grand couteau a décapité les choux-fleurs pour garnir les tables audomaroises. Les terres hersées portent encore des empreintes dans le sol noir du marais. Du maïs ? Des carottes ? Des poireaux ? Les grands roseaux se balancent, nonchalamment. Non, je ne suis pas un épouvantail, même si je veille à chaque instant qui passe sur ce Lyzel nourricier. Je suis la cappellewaert.

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